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Estampes (Pièces uniques)


Utamaro : portrait veuve Asahiya - Vendu 


Utamaro : portrait veuve Asahiya

Vendu

Kitagawa UTAMARO 1753-1806

La veuve Asahiya de la série « les beautés réputées comparées aux 6 poètes immortels » 1795-1796

Signée : Utamaro hitsu (au pinceau)

Réédition avec bois regravés vers 1950, éditeur Adachi, cachet au dos de l’estampe

Format Oban 39x26cm

Considéré comme le plus grand artiste classique de l’estampe japonaise, Utamaro est l’élève de Toriyama Sekien  et est influencé par Kiyonaga et Masanobu. A partir de 1782 il se lance dans les illustrations de pièces de théâtre et de poèmes.  Entre 1788 et 1791, il se consacre essentiellement à l'illustration de livres sur la nature (insectes, oiseaux, coquillages...). Vers 1791, il se spécialise dans les estampes de scènes de la vie quotidienne et des courtisanes du Yoshiwara (quartier célèbre d'Edo, aujourd'hui Tokyo), connu pour être le quartier des plaisirs, célèbre pour ses artistes, ses courtisanes et ses prostitué(e)s. Son emprisonnement en 1804 pour une œuvre jugée subversive est resté le symbole de la censure qui pesait sur la société et les artistes de cette époque.

Son œuvre a eu une influence considérable sur l’art en Europe à la fin du XIXe siècle. Il fut collectionné par les plus grands artistes, et Edmond de Goncourt publia sa première biographie en 1891.

La série « les beautés réputées comparées aux 6 poètes immortels » date de 1795-1796 et a été publiée par l’éditeur Omiya Gonkuro, première version de la série, avec des noms de femmes sous forme de rébus (pour échapper à la censure). La veuve Asahiya représente une geisha tenant une serviette sur son visage.

Dans les années 1950, le renouveau de l’estampe au Japon se traduisit notamment par la réédition d’estampes anciennes (mouvement Fukusei Hanga). Des éditeurs réputés comme Adachi regravèrent des estampes avec un niveau de qualité extrême : respect des couleurs et restitution des détails grâce à un travail élaboré de gravure et d'impression. L’estampe  proposée  est regravée à partir d’un tirage ancien et non du dessin original de l’artiste qui a disparu.

Le cachet de l’éditeur et la mention "Hanken shoju" qui signifie "reproduction interdite" figurent au verso de l’estampe.




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